La Corse

La Corse, Septembre 2015 et 2016

Deux voyages en Corse en Septembre 2015 (3 semaines prés de Propriano) et Septembre 2016 (2 semaines à Bastia). Ces voyages ont été des séjours pour la plongée mais j’en ai profité pour promener un peu sur l’Île de Beauté.
Une île qui a défrayé la chronique durant de nombreuses années, de 1970 à 2014, avec le FLNC, le Front de Libération Nationale Corse. De nombreux plastiquages sur des maisons appartenant à des « métropolitains » ainsi qu’aux « pieds noirs » qui s’y sont installés après la guerre d’indépendance en Algérie qui s’est finie en 1962, ont fait la une des journaux. Aujourd’hui, le FLNC a été dissoute, l’île a obtenu certains droits puisqu’une assemblée corse existe. La situation en Catalogne a fait ressurgir cette envie d’autonomie voire d’indépendance. Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui. Je souhaitais juste évoquer le contexte politique d’il y a quelques années.
La Corse, Corsica en Latin, est la 4ème île de la mer Méditerranée par sa superficie. Elle s’est déclarée indépendante de Gênes en 1735 et adopte la 1ère constitution démocratique de l’histoire moderne en donnant pour la 1ère fois le droit de vote aux femmes. En 1768, elle est cédée par Gênes à la France sans accord des habitants. De ce fait, la France conquiert militairement l’île lors de la bataille de Ponte-Novo en mai 1769. C’est d’ailleurs cette année-là qu’est né à Ajaccio, Napoléon Bonaparte, général des armées, commandant en chef de l’armée d’Italie puis d’Orient. Mais surtout connu comme empereur des français sacré en décembre 1804.
L’île est constituée de 2 départements dont le division finale date de 1975 avec la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, puis la région Corse est créée en 1991. A cette date, à la suite de revendications, elle obtient un statut de collectivité territoriale à statut particulier comme je l’ai évoqué précédemment. Ce statut s’est transformé en 2015 en collectivité à statut particulier de type collectivité territoriale unique (Collectivité de Corse).
La Corse, un pays du soleil, de ses plages et de sa grande différence entre le Sud et le Nord, l’Est et l’Ouest. Chaque été, de nombreux touristes empruntent les ferries de Marseille, Toulon, Nice pour se rendre sur cette île et profiter de ses grandes plages et ses eaux turquoises. Mais c’est aussi une île montagneuse qui possède aussi quatre petites stations de ski ce qui témoigne des températures sévissant l’hiver. Chaque année, de nombreux randonneurs tentent aussi le GR20, le mythique sentier de randonnée qui traverse la Corse du Nord au Sud. Ce sentier long de 170 km peut être effectué en 16 jours avec 7h de marche par jour. Le record, en course avec assistance : 31 heures (2016). Je vous laisse tenter cette traversée. Un ami, Gilles, pourrait vous en parler…
En dehors de ses plages, sa nature, ses montagnes, l’île est aussi le paradis des fromages mais aussi de la cochonnaille avec les saucissons de sanglier, les jambons. D’ailleurs, vous aurez peut-être la chance de croiser des marcassins sauvages en vous promenant la nuit, mais soyez prudents. J’ai eu cette chance, dans mon camping près de Porto-Pollo ou lors de mes trajets entre le camping et l’aéroport de Figari. Mais j’ai surtout eu la chance de n’en heurter aucun avec la voiture.
J’ai été surpris du cimetière de Propriano. Pas de murs d’enceinte, des tombes sont de chaque côté de la route, sans délimitation. Ceci reste déroutant pour un français habitué aux cimetières fermés entourés d’un mur.
J’espère que vous aurez la chance de vous y rendre au moins une fois et découvrir ce charme particulier de l’île. Sortez des sentiers battus, ne restez pas cloisonnés sur ces terres de sable, vous verrez, cela vaut le détour.
Source
Les photographies