Mumbai

Mumbai, 4 jours, Octobre 2019

Mumbai, une ville qui change par rapport à Bangalore. Mumbai a 2 faces: d’un côté, la ville historique avec Colaba, ou Dhobi Ghat, la laverie à ciel ouvert et de l’autre la ville moderne, en témoigne ces buildings, ces gratte-ciels, ces longues et larges artères. C’est une autre vision de l’Inde, on se rapproche de l’Inde moderne.
Je ne suis pas partisan des grandes métropoles mais j’ai surtout apprécié dans la zone « moderne », le calme avec un peu moins de bruit. En réalité, le bruit est omniprésent mais les rues sont larges donc le son peut s’envoler s’en vraiment heurter nos oreilles.
Je lisais que des amoureux ne devaient pas se montrer trop démonstratif en Inde, que cela choquait. Pourtant, en promenant sur « Chowpatty Seaface », de nombreux jeunes se tenaient par la main, s’embrassaient sans aucune pudeur. La modernité serait-elle arrivée aussi en amour ?
Parmi les photos, vous aurez celle de la tour Antilia, au coeur de Mumbai. Une tour de 27 étages, 600 employés pour une petite famille.
La ville a été connue sous différents noms suivant les langues et les époques. La ville a porté le nom de Bombay officiellement jusqu’en 1995 et s’appelle depuis Mumbai. Ce nom, « Mumbai », provient de la contraction de « Mamba » ou « Maha-Amba », nom de la déesse hindoue Mumbadevi (en) qu’auraient jadis vénérés les habitants des lieux et de « Aai », « mère » en marathi, la langue régionale.
Bollywood, l’industrie du cinéma en hindi, est basée à Mumbai et est une des plus importantes du monde avec 150 à 200 films produits par an. Le nom « Bollywood » est un mot-valise formé à partir de « Bombay » et « Hollywood ».
Dhobi Ghat, la laverie à ciel ouvert. Surprenant dans une ville morderne que cette laverie continue d’exister. Pourtant, c’est le cas. Le lieu a même subi une modernisation. Par contre, le terrain d’implantation, au coeur de Mumbai, fait l’objet d’une très forte convoitise. Des dizaines de Dhobis, ces laveurs de père en fils, s’activent pour laver le linge du tout Mumbai, hôtels et hopitaux. Dhobis signifie « laver », on appelle les hommes exerçant ce métier les « dhobi wallah ». Wallah signifie littéralement « celui qui fait » et désigne quelqu’un qui exerce une tâche spécifique, ici donc, ceux qui lavent. Le linge est lavé à la main, dans plus de 1000 lavoirs. Le linge est toujours trié et étendu par couleur. Et les dhobis arrivent à retrouver à qui le linge appartient.
Une dernière particularité, les porteurs de repas: les Dabbawallah. Ils sont présents dans toute l’Inde mais très visibles à Mumbai. Ce système est apparu en 1890. La raison principale de la popularité de ce système réside dans le fait qu’un repas fait maison est une garantie pour le client du respect des prescriptions alimentaires liés à sa caste. Les repas sont récupérés à la maison et identifiés pour être acheminés vers la gare de débarquement pour livraison. L’identification est constituée de couleurs et de lettres permettant aux indiens illettrés de le comprendre facilement. Les lunchbox sont ensuite ramenés à la maison par le même système. Je vous engage à regarder le film « The Lunchbox » (2013) de Ritesh Batra.
Source
Les photographies
Les autres albums de l’Inde