La Guadeloupe

Guadeloupe, Les Caraibes, Mai 2016

La Guadeloupe est très perturbante. Vous avez deux grandes îles reliées par deux ponts : Basse Terre et Grande Terre. Ces deux îles sont complétement différentes. D’un côté, Grande-Terre, une vaste zone urbanisée mais assez plate. Et de l’autre, Basse Terre, moins urbanisé, avec une grande forêt dense comparable à la jungle et surtout le volcan La Soufrière. La traversée de cette jungle est déconcertante. Je l’ai traversé très tôt, vers 6h30 du matin. Seul sur la route, j’ai pu apprécier la fraîcheur de cette zone et surtout jouir sans un bruit de la Cascade aux Ecrevisses.
Mon plaisir, prendre les petites routes, loin des sentiers battus et éloigné du bruit citadin, jouir du bruit des animaux quand vous coupez le moteur de la voiture. Par ces chemins de traverse, voir toutes ces maisons multicolores est un régal pour les yeux. C’est aussi apprécier le repos des vaches et admirer le vol des oiseaux. Avant de partir plonger, j’allais faire un tour sur le marché de Saint-Anne pour m’approvisionner en fruits frais, un pur régal. Bien entendu, je ne pouvais pas manquer de faire un tour en kayak dans les mangroves, la nurserie de nombreux poissons.
Je recommande de vous rendre en Guadeloupe mais ne vous contentez pas seulement des plages de sables fins. Il faut prendre le temps d’apprécier les gens et la beauté de l’île. J’ai la chance d’avoir un ami guadeloupéen, Kiko, que je remercie, ainsi que sa grand-mère et toute sa famille, pour leur accueil. Kiko m’a fait visiter son île, bien mieux que tout ce que les guides touristiques peuvent vous dire. J’ai pu aussi goûter aux fabrications de l’entreprise familiale, des punchs, le rhum Darboussier et la crème de rhum. Une bouteille m’attendait d’ailleurs dans ma chambre d’hôte.
Le pays
La Guadeloupe (« Gwadloup » en créole) se compose d’îles et îlets, dont deux majeures habitées : la Grande-Terre et la Basse-Terre formant la Guadeloupe proprement dite. Plusieurs terres voisines, Marie-Galante, l’archipel des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) et La Désirade sont rattachées administrativement à ce territoire. La Guadeloupe et ses dépendances dévoilent des paysages aussi bien variés que contrastés sur un ensemble composé de 1.628 km2 (628,57mile2) de terres émergées. La « Guadeloupe continentale » se compose de deux terres distinctes, qui sont séparées par un fin bras de mer n’excédant pas 200m (656ft) de large, appelé « la Rivière Salée ». La Basse-Terre à l’ouest est montagneuse et recouverte d’une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades. La Grande-Terre à l’est se compose d’une plaine bordée d’une mangrove au sud-ouest, d’une succession irrégulière de mornes appelés les Grands Fonds au centre, et d’un plateau aride dentelé de côtes rocheuses et sauvages au nord. C’est sur le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l’abri des récifs coralliens, que se concentrent les grandes stations balnéaires. Puis nous avons La Désirade, un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275m (902ft) d’altitude, est son point culminant, Marie-Galante surnommée la « Grande Galette ou l’île aux cent moulins », Les Saintes un petit archipel de 9 îles arides et escarpées. Il y a 2 saisons : la saison sèche appelée « carême » et la saison humide dite « Hivernage » mais elle est aussi sujette au passage des ouragans de mai à novembre.
L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb aperçoit, lors de son deuxième voyage, La Dominique, puis Marie-Galante où il y débarque. L’archipel de la Guadeloupe fut une colonie Espagnole pendant environ 130 ans, jusqu’en 1635. A partir de 1635, Charles Liénard de L’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville prennent possession de la Guadeloupe au nom de la Compagnie des îles d’Amérique. C’est le début de la colonisation de l’archipel. Des terres sont données à des officiers supérieurs qui sont encouragés à y importer des esclaves pour exploiter la canne à sucre. L’essor de l’esclavage en Guadeloupe est cependant moins rapide qu’à la Martinique. Après des tentatives infructueuses en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s’emparent une première fois de la Guadeloupe en 1759. Ils ne la conserveront que quatre ans, jusqu’en 1763 (traité de Paris). En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques reprennent brièvement possession de l’île. Victor Hugues, révolutionnaire français, nommé Commissaire national en Guadeloupe, chasse les anglais en mai 1794. Il annonce, en juin 1794, l’abolition de l’esclavage mais cette abolition ne fut que temporaire. Les anglais ne veulent pas se sentir vaincu et reprennent l’île en 1808, qu’ils vont cédée à la Suède, en dédommagement de l’effort de guerre que la Suède doit fournir pour abattre Napoléon. Mais finalement l’île revient aux Français par traité de paix. Pour l’anecdote, la Grande-Bretagne dédommagea la Suède de ces retournements de situation avec une somme de 24 millions de francs au profit du trésor suédois, versée sous forme de rente à perpétuité aux monarques suédois (Guadeloupefonden, en langue suédoise), rente qui fut close en 1983, après accord entre le roi de Suède et le parlement suédois.
En 1848, sous la Deuxième République, l’esclavage est finalement aboli définitivement. De nombreux indiens débarquent sur l’île à partir de 1854 pour combler le déficit de main d’oeuvre provoquée par l’abolition de l’esclavage. Sainte Barthélemy, restée suédoise et de nouveau cédée aux français en 1878. En mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique. Le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial.
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Les vidéos
Note: Je ne suis pas un pro du montage vidéo, donc ma devise « Aller au plus simple ».
Les photographies