Aqaba

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La Jordanie, Aqaba, Octobre 2018

C’est une ville immense. J’ai déambulé dans les rues après les plongées et le déjeuner (pris vers 15h). J’ai encore beaucoup marché dans la ville, essayant de sortir des zones emplies de touristes. J’ai été surpris par le nombre de mosquées. La nuit, certaines sont éclairées avec des spots verts, cela donne un aspect magnifique aux minarets. L’appel à la prière le matin, à 5h, est un peu déconcertant mais on s’y fait très vite.
J’ai revu ce qui se fait aussi en Tunisie, par exemple. vous avez la rue des marchands de couverture, d’accessoires voitures. Si vous avez besoin de quelque chose, vous n’avez pas besoin, comme en France, de courir dans des lieux différents. Tout est comparable en quelques pas.
La Jordanie est aussi un pays déconcertant. Dans la rue, vous pouvez croisés des femmes jordaniennes habillées comme une européenne sans tchador, d’autres portent le tchador (certaines sont même féminines avec maquillage, talon, …), et enfin certaines portent la burka, le voile intégral. Sur les plages, toutes ces femmes se côtoient et cela surprend beaucoup. De même, certains hommes portent le « qami » ainsi que le « keffieh » (la coiffe).
Les plages qui longent la mer Rouge après le port d’Aqaba sont bien aménagées avec des tonnelles, certaines ont même des tables pour manger, voir un coin barbecue. Les vendredis et samedis, les plages sont bondées, jusqu’à tard dans la soirée. Pour rappel, les jours de week-end sont vendredi et samedi.
Au final, j’ai beaucoup apprécié cette ville. Les gens y sont très sympathiques. J’ai beaucoup discuté avec les serveurs de mon restaurant favori, dont certains venaient d’Egypte. J’ai essayé de comprendre aussi leur monnaie mais cela est resté incompréhensible pour moi lorsqu’il s’agissait de payer… Merci Farid (mon DM de plongée) de m’avoir fait découvrir le magasin de pâtisserie orientale, loin de la zone touristique. Une soirée très sympathique avec quelques kilos supplémentaires à la sortie…
La ville
Aqaba ou Akaba occupe une position stratégique pour la Jordanie car c’est le seul port du pays. Aqaba est le site d’un peuplement habité depuis 4000 av. J.-C., notamment en raison de sa position stratégique au carrefour des routes commerciales entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Sous la dynastie des Ptolémées, les Grecs appellent la ville Berenice, puis les Romains Aila et Aelena. Sous les Romains, la Via Nova Traiana qui allait de Damas à Amman se prolongeait jusqu’à Aqaba, où elle rejoignait la route qui allait de l’Égypte à la Palestine. Au XIIème siècle, les Croisés occupent la ville et construisent la forteresse de Helim. Les Mamelouks prennent la ville en 1250. Au début du XVIème siècle, la dynastie mamelouk et la région sont sous influence ottomane. Sous les Ottomans, l’importance de la ville décline : Aqaba devient un simple village de pêcheurs. Durant la Première Guerre mondiale, les forces ottomanes sont forcées de se retirer de la ville en 1917 après un raid mené par Lawrence d’Arabie et les forces arabes de Hussein ben Ali.
En 1965, le roi Hussein de Jordanie élargit le territoire autour d’Aqaba. En échange de 6 000km2 (2316sq mi) en Jordanie centrale, l’Arabie saoudite donne 12km (7.45mi) de côte au sud d’Aqaba. En plus de permettre l’extension du port, cet échange donne également accès à la Jordanie au magnifique corail de Yamanieh.
De nos jours, la ville est une station balnéaire et un centre de plongée. En septembre 2017 est lancé le projet Sahara Forest Project, près d’Aqaba, qui vise à transformer des terres désertiques en terres cultivables. Le projet souhaite aboutir à une production de 130 tonnes de légumes biologiques par an, 10.000 litres d’eau potable à partir d’eau de mer, et va utiliser des panneaux photovoltaïques pour la production d’énergie solaire. Une station de désalinisation et un bassin pour la production de sel seront construits. Le projet, d’un coût de 750 millions d’euros (849 millions de $), est soutenu par la Norvège et l’Union européenne.
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Note:: Je ne suis pas un pro du montage vidéo, donc ma devise « Aller au plus simple ».
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