Porto

Porto, Mars 2019

Porto est une ville formidable où flâner dans les petites ruelles est un vrai plaisir: les petites rues, les restaurants à Fado pour les spécialités, les petits bars au bord du Douro pour finir la soirée devant le Douro avec un petit verre de porto. Vous y trouverez les « Portuenses » (les habitants de Porto) qui s’y retrouvent, jeunes et moins jeunes. Le seul hic, mais c’est provisoire, sont le nombre de grues visibles. La ville est en pleine reconstruction. De nombreuses anciennes demeures, abandonnées et en piteux état, sont en cours de réhabilitation pour les transformer en résidences hôtelières.
Je vous y invite donc et surtout, contacter Ricardo, un guide génial, qui vous transmettra sa passion pour cette ville, et sa connaissance de son histoire. Il connait sa ville, ses petits coins et surtout les bonnes petites adresses pour goûter un vin, pour déjeuner et goûter les spécialités locales. Merci Ricardo pour ce long moment passé ensemble, ce fut un réel plaisir.
La ville
Les Romains ont d’abord baptisé le lieu Portus, le « port », au Ier siècle av. J.-C.. Porto a pour surnoms Cidade Invicta (« la ville invaincue ») et Capital do Norte (capitale du Nord). Elle a donné son nom au Portugal. Porto (en portugais : Porto, prononcé [portu]) est connue pour la commercialisation du vin de Porto, ses monuments et ses ponts sur le fleuve Douro. Porto, de par son histoire de négoce du vin avec le Royaume-Uni, semble avoir été influencée par ce pays et par une activité commerciale importante. Un adage évoque le caractère des différentes villes portugaises : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coïmbre étudie, Braga prie et Porto travaille ». Les habitants de Porto sont appelés Portuenses (en français, on dit « Portuan ») et, d’après la spécialité locale, les tripes à la mode de Porto, les « Tripeiros ».
Au moyen-âge, le comté de Portugal va du Minho au Douro, ce sont les inscriptions sur le plafond de la gare de la ville. Le XIVe siècle voit la ville se ceindre de murs d’enceinte massifs en pierre qui protègent la ville médiévale, d’une part, et la zone portuaire, d’autre part. Le centre historique est ainsi protégé par les murailles dites « fernandines », du nom de Dom Fernando sous le règne duquel elles ont été achevées en 1376. En 1415, sous l’égide d’Henri le Navigateur, un des illustres fils de la ville, une importante expédition est mise sur pied pour la prise de Ceuta. La ville de Porto, chargée de l’approvisionnement de la flotte royale, est alors lourdement mise à contribution et doit se démunir de la plupart de ses vivres. Après le départ des soldats, les habitants doivent se contenter des aliments restants, soit les tripes et les abats, difficiles à conserver lors de campagnes militaires. C’est ainsi que par la suite le qualificatif de « tripeiros » (mangeurs de tripes) est utilisé pour désigner les habitants de Porto.
Les îles (Ilhas) de Porto sont un type de maison de travail très différente des autres villes industrielles, comme Lisbonne, où il y a des patios, ou des villes industrielles européennes. Ils sont apparus pour la première fois dans la partie Est de la ville, mais ont rapidement été étendus au centre et aux comtés voisins. On pense que l’apparence des îles a contribué à la grande influence anglaise dans la ville. Le schéma des îles est souvent associé aux premières maisons adossées de Leeds, tant en termes de morphologie, de promoteurs que de construction. L’origine des îles est inconnue, étant donné qu’au XVIIIe siècle, les maisons étaient déjà connues sous le nom d’îles. Dans les enquêtes de D. Afonso IV, il est également fait référence à des ensembles d’habitations avec une seule sortie sur la rue. C’est toutefois à la fin du XIXe siècle, avec le développement industriel de la ville et l’arrivée de nombreux migrants venus des régions septentrionales du pays, que ce type de logement s’est généralisé. Il faut dire la demande d’hébergement bon marché a ensuite fait de ces grappes d’immeubles couvertes d’une seule entrée un commerce attractif, principalement exploité par des petits propriétaires terriens qui, disposant de peu de capital, voyaient sur les îles la garantie d’une récupération rapide du capital investi et à terme, des bénéfices importants.
Les grandes maisons possédaient souvent un jardin. Le propriétaire ouvrait un lien sous la maison dans un couloir à l’arrière de la cour, large de 1 à 2 mètres de large, et a construit de chaque côté de petits logements précaires. Il s’agissait alors de petites habitations d’une superficie ne dépassant pas 16 m²/172sq ft (quelques-unes seulement 9 m²/97sq ft), construites en rangées (parfois aussi dos à dos), dans l’arrière-cour des maisons bourgeoises donnant sur la rue. Les façades de ces habitations mesuraient en général environ 4 mètres, elles avaient une porte et une fenêtre (qui donnaient sur le hall central). La première division, qui occupait presque toute la maison, était la pièce. À l’arrière-plan, il y avait une pièce et une cuisine. Parfois, une petite pièce dans le grenier était improvisée. Les toilettes étaient communes, avec une moyenne de 1 toilette pour 5 maisons.
L’intérieur de ces maisons, habitées par des familles entières, pouvant facilement accueillir 10 personnes ou plus, était en bois, dépourvu d’égouts, d’eau et de ventilation et de petites fenêtres mal éclairées. Ajoutant à ces conditions l’utilisation courante de certains équipements, la coexistence avec des animaux (dans une enquête ils indiquent 709 porcs sur 1124 maisons visitées).
Entre 1878 et 1890, 5 100 logements ont été construits sur les îles (la moitié de celles qui existaient en 1900), selon Ricardo Jorge, qui habiterait en 1899 un tiers de la population de la ville! Selon une enquête réalisée par le conseil municipal de Porto en 1939, la ville comptait alors 1 152 îles abritant 45 291 habitants, soit 17% de la population totale! À la suite d’une tentative d’assainissement de la ville, afin de prévenir l’épidémie, à partir des années 1940, les autorités municipales se sont engagées à démolir progressivement les îles de Porto et à reloger les familles dans de grands quartiers sociaux, loin du centre. Cinquante ans plus tard, les îles de Porto et du Grand Port n’ont pas encore été complètement éradiquées. Beaucoup tiennent fermement « de la pierre et de la chaux » et tentent de se renouveler dans une perspective de lutte contre l’esprit froid et impersonnel qui définit de plus en plus la vie dans les quartiers sociaux. Des données récentes indiquent la persistance de 1 130 îles dans la ville de Porto.
Les locations sont transmises de parents à enfants, sans une réelle réactualisation de loyer. Par contre, en cas de reprise par une autre personne, le loyer est réactualisé. Ainsi, par exemple, un nouveau locataire paie 250EUR (285$) par mois juste en face d’une vieille dame, qui y vit depuis son enfance, et qui ne paie que 27EUR (32$) de loyer. Bien entendu, aujourd’hui les maisons ont une salle d’eau et un WC et certaines ont même un étage. La vie dans les îles ressemble à un petit village, l’entraide y est constante. Lors de la Saint-Jean ou Noël, chaque île est décorée et un concours est organisé entre toutes les îles. Malheureusement, certaines maisons sont maintenant transformées en habitation hôtelière, style AirBnb. L’esprit de ces îles risque de se perdre.
Source
Les photographies
Comme je le répète dans l’album « Nuit », j’ai cassé la fixation de mon objectif principal et je devais tenir l’objectif pour prendre des photos. J’ai donc des photos qui ne sont pas aussi nettes que je l’aurais souhaité, désolé.
Les autres albums of Porto
La nuit: Comme vous le savez, j’aime les photos de nuit. Une ville révèle sa beauté sous la lumière de l’éclairage public. Cette lumière permet de découvrir les détails du bâtiment en espérant que l’éclairage a déjà été étudié par la municipalité.
Aveiro: La Venise portugaise Venice. Une jolie ville traversée par un canal.
La Vallée Douro: Une belle vallée où les vignes mûrissent pour nous donner son nectar: le porto.
Fresques Murales: Passionné de fresques murales, j’en livre quelques-unes. Ce sont des graffitis ou des mosaïques.
Spécial: Des portraits, des images spéciales, des statues découvertes au cours de ce long week-end.