Varsovie

Varsovie, Juin 2018

Varsovie est connue comme la Ville-phénix pour avoir réussi à renaître de ses cendres. Au moment de la débâcle, Adolf Hitler ordonna de raser entièrement la ville : 84% de ses bâtiments ont été détruits. La reconstruction fut faite comme un immense puzzle, et pour certains, les photos et gravures anciennes furent utilisées comme modèle.
Cette ville est étonnante et épatante. Étonnante car je n’avais pas la sensation d’oppression comme dans les grandes villes. C’est ville très aérée avec de nombreux parcs qui font la joie des polonais le weekend. Vous pouvez parcourir des kilomètres sans voir beaucoup de voitures. Épatante car du fait de sa destruction puis reconstruction, les monuments sont de style ancien mais semble sortie de terre que depuis quelques décennies.
Le seul point négatif que je donnerais est le manque d’information en anglais aussi bien dans les transports que devant certains bâtiments.
La ville
Le nom officiel complet de la ville est Ville capitale de Varsovie. La ville est citée à partir du XIVe siècle sous les noms de Warseuiensis (1321) et Varschewia (1342), puis Warschouia (1482), pour devenir plus tard Warszowa et enfin Warszawa, le nom polonais actuel de Varsovie. Ce nom signifie « appartenant à Warsz ». Il s’agit vraisemblablement d’un aristocrate des XIIe et XIIIe siècles qui possédait un village situé sur l’actuel site du quartier de Mariensztat.
L’étymologie populaire attribue le nom de la ville à deux personnages légendaires nommés Wars et Sawa : Wars est un pêcheur vivant au bord de la Vistule et Sawa une sirène dont il est tombé amoureux. C’est cette sirène (en polonais : « syrenka » qui est représentée sur les armes de la ville.
Les premiers édifices fortifiés construits sur le site où se trouve aujourd’hui Varsovie furent ceux de Bródno (IXe et Xe siècles) et de Jazdów (XIIe et XIIIe siècles). Après l’attaque et la destruction de Jazdów, une nouvelle colonie semblable fut créée sur le site d’un petit village de pêcheurs appelé Warszowa. Vers 1300, Boleslas II de Mazovie, prince de P?ock, établit la ville actuelle de Varsovie. Au début du XIVe siècle, elle devint l’un des sièges des ducs de Mazovie, puis la capitale de la Mazovie en 1413. À cette époque, l’économie de la ville reposait sur l’artisanat et le commerce.
A la suite de l’extinction de la ligne ducale, le duché de Mazovie fut intégré à la couronne polonaise en 1526. En 1573, la ville donna son nom à la Confédération de Varsovie, établissant officiellement la liberté de religion dans la République des Deux Nations. Stanislas II, le dernier roi indépendant de la République des Deux nations, remodela l’intérieur du palais royal, et il fit de la ville un centre important dans le domaine artistique et culturel, ce qui valut à Varsovie le surnom de « Paris oriental ». Elle fut incorporée au Royaume de Prusse pour devenir le chef-lieu de la province de Prusse-Méridionale puis libérée par l’armée de Napoléon en 1806, Varsovie devint la capitale du nouveau Duché de Varsovie l’année suivante.
Durant la Première Guerre mondiale, les troupes de l’Empire allemand échouèrent à prendre Varsovie lors de la bataille de la Vistule de septembre-octobre 1914, mais ils y parvinrent un an plus tard à la suite de la défaite de l’armée russe à la bataille de Varsovie d’août-septembre 1915. En mars 1918, la toute nouvelle République socialiste fédérative soviétique de Russie abandonna la Pologne à l’Allemagne par la signature du Traité de Brest-Litovsk qui mettait fin aux hostilités germano-russes. La révolution allemande de 1918-1919 précipita la fin de la guerre. Le 11 novembre 1918, alors que le nouveau pouvoir allemand signait l’Armistice avec la France et l’Angleterre dans la clairière de l’Armistice, le Conseil de Régence polonais transmit les pleins pouvoirs à Pi?sudski, maréchal, personnage hautement charismatique qui apparaissait comme l’homme providentiel de la Pologne ressuscitée. Varsovie redevint capitale le jour même avec l’instauration de la deuxième république de Pologne immédiatement proclamée par Pi?sudski.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Pologne centrale, qui comprenait Varsovie, passa sous le contrôle du « Gouvernement général de Pologne » établi à Cracovie et administré par le Reichsleiter Hans Frank. Tous les établissements d’enseignement supérieur furent fermés et la population juive de Varsovie – plusieurs centaines de milliers, environ 30% de la population de la ville – parqués dans le ghetto de Varsovie19. En juillet 1942 les nazis lancèrent la Grande Action. Les juifs du ghetto sont rassemblés sur l’Umschlagplatz, rue Stawki, puis déportés vers le camp d’extermination de Treblinka. Quand l’ordre vint d’anéantir définitivement le ghetto dans le cadre de la « Solution finale », en avril 1943, les combattants juifs lancèrent l’insurrection du ghetto de Varsovie. Malgré la faible puissance de feu et l’infériorité numérique, le ghetto tint pendant près d’un mois. À la fin des combats, presque tous les survivants furent massacrés, seuls quelques-uns réussirent à s’échapper ou à se cacher. La population juive, qui était la plus nombreuse de toute l’Europe avant 1939, fut entièrement décimée par les nazis. Aujourd’hui, de nombreux touristes, surtout ceux de la diaspora, visitent le cimetière de Pow?zki, le monument de l’Umschlagplatz et le cimetière juif de Varsovie.
Les travaux de reconstruction de la Vieille ville débutèrent immédiatement, et la première phase des travaux fut achevée dès 1953. Deux ans plus tard, la cathédrale et plusieurs églises furent à leur tour achevées. La décision de reconstruire le palais royal ne fut prise qu’en 1971 et les derniers travaux durèrent jusqu’en 1988. Si la Vieille ville fut entièrement reconstruite à l’identique, tout comme de nombreux édifices publics, palais, hôtels particuliers et églises, également restaurés ou reconstruits sous leur forme originelle, certains des bâtiments du XIXe siècles conservés au lendemain de la guerre dans un état qui aurait pu laisser envisager une reconstruction ont néanmoins été détruits dans les années 1950 et 1960 (c’est le cas du Palais de Léopold Kronenberg, par exemple).
En 1979, moins d’un an après être devenu pape, Jean-Paul II se rendit à Varsovie et y célébra une messe sur la Place de la Victoire. Il termina son sermon par ces mots : « Et je crie, moi, fils de la terre polonaise, et en même temps moi, le pape Jean-Paul II, je crie du plus profond de ce millénaire, je crie la veille de la Pentecôte : Que descende ton Esprit ! Que descende ton Esprit ! Et qu’il renouvelle la face de la terre de cette terre26 ! » Les Polonais interprétèrent cette parole comme un encouragement à amorcer les changements démocratiques auxquels aspiraient la société polonaise et comme un soutien au syndicat clandestin Solidarno??.
L’immense travail de restauration de la Vieille ville de Varsovie lui valut d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 1980
Source
Les photographies
L’album spécial de Varsovie
Note:: L’album « Spécial » regroupe des images hors des monuments.